Analyse des joueurs, des équipes adverses, des stratégies de jeu, des conditions de jeu (météo, stade, etc.)... Comme on peut l’imaginer, les cas d’usage de la data dans le football sont innombrables, d’autant que beaucoup restent confidentiels afin de préserver les avantages concurrentiels des équipes.
Mais attention : la donnée n’est pas infaillible. La data est un formidable copilote, mais elle ne doit jamais remplacer le pilote.
La souveraineté des données : la collecte d’indicateurs biométriques et de santé soulève d’immenses questions juridiques, notamment autour du RGPD. Le projet Red Card, mené par des centaines de joueurs au Royaume-Uni, a d’ailleurs contesté l’exploitation commerciale non autorisée de leurs données de performance athlétique par des tiers.
Le rôle de pivot : pour Damien Comolli, président-directeur général de la Juventus Turin, le véritable secret réside dans le lien entre la science, les mathématiques et les hommes de terrain. Sans vulgarisation, sans dialogue et sans confiance humaine, la donnée reste lettre morte.
La semaine prochaine, nous allons vivre une nouvelle et belle Coupe du monde de football. Alors non, je ne sais pas qui sera en finale, mais une chose est sûre : la première star du mondial, c’est peut-être déjà Trionda, ce fameux ballon connecté… et plus largement la data, qui sera omniprésente tout au long de la compétition !